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biodynamie et éclairage en muséographie

20 fév 2009 à 15h15 par sébastien stinville

Article de presse sur un projet de muséographie, un grand merci à Anne-Marie Bourguignon pour cet article de qualité et à toute l'équipe du site www.touleco.fr.

Expo d’art gothique : le beau style aux Jacobins


Il fallait rien de moins qu’un écrin du Gothique Languedocien aussi exceptionnel que les Jacobins pour accueillir les chefs d’oeuvre de l’art gothique de Normandie.


 

L’art Gothique s’invite aux Jacobins ! Témoignage d’une période d’activité artistique florissante, statues, reliquaires, vitraux, sélectionnés pour l’occasion, nous proposent, ici, un parcours initiatique étonnant, entre XIII e et XV e siècle. Véritable source d’une économie vivace, qui a favorisé cette production gothique, ce « nouvel art » s’est surtout épanoui dans les cathédrales, mais aussi les chapelles les plus reculées. Des décors de très grande qualité exprimés dans différentes techniques de taille de la pierre par autant d’artistes anonymes.

Pécheresse intemporelle et mécénat de cour


Pièce maîtresse de l’exposition, La Marie-Madeleine séduit le visiteur, d’entrée. Drapée dans sa généreuse chevelure, tombant jusqu’à ses pieds nus, la pécheresse est d’une modernité fascinante. Une sorte de créature intemporelle encore plus admirable de dos, pour appréhender le talent de l’artiste. Omniprésent, le thème de la vierge et l’enfant se décline dans toute les interprétations.
Commandées par les évêques d’alors, pour le compte du roi de France, ces représentations, polychromes à l’origine, sont le reflet des campagnes de communication du royaume. Ce mécénat nobiliaire va, même, jusqu’à influencer le choix des matériaux, bois, albâtre, marbre, pierre. Les donateurs exigeaient de figurer dans les compositions. On les voient agenouillés ou en retrait des personnages bibliques.



Du soft au hard


 

Ensemble unique au monde, de l’abbaye de Jumièges, les statues grandeurs natures investissent la deuxième salle…à toutes les heures du jour, en deux minutes ! Ce « panthéon » est ainsi éclairé, de savante manière, par des leds programmés par ordinateur, pour faire passer la lumière du lever au Zénith, au coucher du soleil. Une scénographie soignée que l’on doit à une entreprise toulousaine de concepteurs lumière. Une véritable performance technique pour un résultat saisissant.


Plus on avance dans l’exposition plus les siècles passent et plus gore devient le message religieux. Après un passage devant une très rare statue de Dieu le père en pleine déploration, les saints martyres n’ont pas la part belle. Saint Clair, enucléé, porte ses yeux dans les mains, Sainte Apolline se fait arracher les dents par deux bourreaux, Sainte Barbe se tient à côté de la tour où son père l’enferma. Heureusement pour finir le circuit, un orchestre d’anges musiciens peints sur de superbes vitraux ramènent calme et sérénité.

Anne-Marie Bourguignon



Source : Journal numérique touleco.fr - (31/01/2009).

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