A l'occasion d'un entretien avec le quotidien régional L'écho de la Dordogne, nous faisons un point sur le chantier de l'église Notre Dame, alors que le démontage de l'échafaudage a commencé. Tour d'horizon sur les travaux passés et à venir.

L'écho de la Dordogne : Quelles furent les origines du lancement du chantier de l'église Notre Dame ?
Fabien Ruet : « De nombreuses chutes de pierres s'étaient manifestées aux abords de l’église Notre Dame, depuis une dizaine d'années. Ces désordres étaient des signes très inquiétants d’une faiblesse structurelle d’un édifice construit il y a près de 150 ans. Après étude diagnostic, il s'est avéré que le sommet de la flèche présentait un dévers important et une torsion observable à l’œil nu. Des fissures s'étaient développées. Accentuée par les effets conjugués de l’eau, de la foudre et de la corrosion des éléments métalliques qui fixent les pierres, l’érosion s’accélère. Face à ce constat, et considérant que l'Église Notre Dame était un monument classé, monsieur le Maire de Bergerac nous a demandé d’engager au plus vite une campagne de travaux, dès notre prise de responsabilités.
Quelle est l'ampleur de la restauration, le coût et la durée ?
Nous ne pouvions pas nous limiter à une simple réparation de la flèche. L’équipe municipale s’est engagée pour une restauration complète et pluriannuelle de l'Église Notre Dame. Un spectaculaire échafaudage de 80 mètres de haut est venu enserrer le clocher, lançant la première phase de travaux : démontage et reconstruction intégrale de la flèche (entre 7 et 20 mètres, selon son état). Sans interruption de chantier, nous avons ensuite engagé la restauration complète du clocher-porche. Cette première étape de près de 800.000 euros s’intégrait dans une campagne totale de travaux d’un coût global de plus de deux millions d’euros (vitraux, sols, chapelles latérales, déambulatoire, toitures…), pour presque 6 ans de chantier.
Quelle place a cet énorme chantier dans vos projets municipaux ?
L'Église Notre Dame, œuvre de Paul Abadie, est un symbole du néogothique français. Son chantier de restauration est une occasion de valoriser le patrimoine bergeracois du19ème siècle. Cette campagne de travaux est donc intégrée à la démarche de labelisation Ville d’Art et d’Histoire que nous avons engagée pour Bergerac. En outre, une mise en lumière spécifique sera intégrée pour que la flèche de Notre Dame continue à défier le temps et l’horizon. »
A ce jour, où en sommes-nous ?
Les restaurations de la flèche et du clocher-porche sont totalement achevées. Depuis le 28 février, le démontage de ce qui restera l'échafaudage du siècle a commencé. Cette opération prendra plus de trois semaines. Nous découvrirons l'intégralité du clocher tel qu'il était à son origine, il y a plus de 150 ans. Les techniciens du plan lumière s'activeront pour en préparer l'illumination. Dans un même temps, et toujours dans notre soucis de ne pas provoquer d'interruption de chantier, nous engageons 230.000 euros de travaux supplémentaires afin de préserver l'édifice dans son ensemble. Cette opération d'assainissement est essentiel puisque jusqu'à présent l'église était fragilisée par d'importantes infiltrations d'eau. Pour ce faire, nous procéderons à une vaste opération de traitement des sols dans l'emprise des clôtures de l'église, à la canalisation des eaux pluviales en provenance des gargouilles et à la réalisation de pavages et de béton désactivés. "
En avant première une photographie sur les réglages
lumière.
Source : Le blog de fabien Ruet - (11/03/2011) par F.Ruet.. Crédit photo Emilie BAR, sébastien gaillourdet





















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